Betty

Tiffany McDaniel

Éditions Gallmeister

  • Conseillé par (Libraire)
    20 août 2020

    Peut-être le plus beau livre de cette année 2020.
    Ce très grand livre pourrait se résumer à cette phrase :
    "Etre enfant, c'est savoir que le balancement du berceau nous approche et en même temps nous éloigne de nos parents."
    Breathed, Ohio de 1909 à nos jours... Betty va grandir entourée de 7 frères et sœurs, d'une mère volcanique et d'un père merveilleux qui ne fait qu'un avec ce qui l'entoure... Les années vont passer, les nuages s'amonceler, l'enfance s'éloigner mais Betty va rester et continuer de raconter.
    Ne manquez pas cet extraordinaire roman.


  • Conseillé par
    30 juin 2022

    Un bijou à découvrir absolument !

    Nouvelle pépite des éditions Gallmeister, ce roman nous raconte l’histoire de Betty et de sa famille. Une histoire belle et dramatique. Une histoire de transmission et de secrets. Une histoire d’espoirs et de construction de soi.
    Ce livre formidable est également un roman sur l’enfance, la nature, l’écriture… Un bijou à découvrir absolument !


  • Conseillé par
    11 juin 2021

    Betty, c'est la mère de l'auteure dont il s'inspire pour nous raconter son enfance dans les années 60 à 70.
    Un très bel hommage à sa mère, cette petite métisse à l'enfance particulière, sixième de huit enfants.
    Si tout fut loin d'être facile, racisme, pauvreté, deuils, inceste..., tout fut magique en même temps.
    Magique grâce à son merveilleux père cherokee qui baigna ses enfants d'amour, de rêve, d'enchantement.
    Un père splendide qui leur offrit plus que tout argent pourrait offrir.
    Une mère un peu absente, blessée par son passé.
    J'ai beaucoup aimé Betty, son père, ses sœurs et ses frères (sauf un).
    J'ai beaucoup aimé la vie de cette petite fille.
    La solidarité familiale et l'amour font des miracles.
    Ce fut le cas pour Betty.
    L'auteure raconte avec une grande tendresse.
    Sans doute tient-elle ses talents d'écriture de sa mère qui adorait écrire.
    Par contre, j'ai trouvé souvent que c'était long.
    Bien qu'intéressée et émue, j'étais pressée d'en finir.
    716 pages en petits caractères, ce n'est pas rien.
    Et pourtant en même temps j'aurais aimé continuer pour savoir comment Betty poursuivait sa vie.


  • Conseillé par
    13 mai 2021

    Une rencontre au détour d’un cimetière, un moment d’égarement, une grossesse, un mariage réprouvé par le père de la mariée et un nouveau départ sur les routes des Etats-Unis. Ainsi commence la vie de couple d’Alka Lark, la blanche américaine et de Landon Carpenter, son époux Cherokee. Un mariage ‘’contre-nature’’ mais prolifique. Au fil de leur déplacement, Alka met au monde huit enfants. Deux décèdent très tôt, six grandissent en nomades jusqu’à l’installation de la famille en Ohio, à Breathed. Alka voulait retrouver ses racines, s’ancrer dans un territoire qu’elle connait. Ils investissent donc une vieille bicoque entourée de nature mais continuent à vivre en marge d’une société qui rejette, les sang-mêlés. A côté de ses sœurs blondes comme les blés, Betty, sixième enfant du couple, a hérité du teint mat et des cheveux noirs de son père qui l’appelle ‘’ma petite indienne’’. Une petite indienne moquée par ses camarades de classe, brimée par les instituteurs mais forte de sa complicité avec sa sœur Fraya et de la bienveillance d’un père adoré, vénéré, mémoire de ses ancêtres, conteur imaginatif et proche de la nature. C’est auprès de lui, de la rivière, des arbres, des plantes, que Betty vit dans l’insouciance d’une enfance sauvage malgré les tentatives de domestication des blancs bon teints de Breathed. Pourtant, le bonheur semble fuir les Carpenter. Très jeune, trop jeune, Betty devient la dépositaire des secrets les plus terribles de la famille. Alka, entre autres, ne lui épargne rien de ses souffrances, lui confiant ses pires cauchemars. Mais Betty est une battante, une guerrière, qui saura faire fi du rejet, du racisme, des chagrins, des pertes, pour se faire un chemin dans un monde hostile parfois, mais aussi rempli de magie, de rêve et d’espoir.

    Enorme coup de cœur pour le roman de Tiffany McDaniel qui s’est inspirée de la vie de sa mère, Betty, pour nous raconter une histoire lumineuse malgré des thèmes durs, comme le racisme, les violences faites aux femmes, la pauvreté, le rejet, le suicide, …
    Opposés à la noirceur des âmes mauvaises, Betty et son père Landon sont les soleils de ce roman. La guerrière cherokee et son merveilleux père illuminent les pages de leur bonté et de leur volonté à toujours chercher, et trouver, la beauté dans la laideur, le cœur sous la carapace. Landon est né pour être père et il veille sur ses enfants en leur prodiguant des conseils avisés, l’amour de la nature, le sens de la vie. Pourtant, malgré ses soins constants, parfois l’essentiel lui échappe. Des drames se nouent sous ses yeux fermés et que personne ne veut lui ouvrir, pour le ménager, le préserver, ne pas abattre ce chêne qui soutient la famille. Alors Betty prend sur elle cette charge secrète et monstrueuse. Betty n’est pas féminine comme Flossie, elle n’est pas douce comme Fraya, c’est une guerrière indienne, la mémoire de son peuple, de ses ancêtres femmes qui détenaient le pouvoir au sein de la tribu. Betty espère, rêve, lutte et surtout elle écrit. Elle jette sur le papier le trop plein d’émotions, de violences, de malheurs. Elle enterre les enfances saccagées, les viols, les coups, les injustices, les morts. Ses mots effacent les maux, soignent les blessures, dénoncent la perversité des hommes.
    Roman de la transmission, ode à la nature qui réserve autant de bouffées d’optimisme, de poésie que de passages durs, cruels, Betty est une pépite, un moment de lecture privilégiée qui fait aimer la littérature pour ce qu’elle est : des mots qui font voyager, découvrir, des phrases qui émeuvent, qui révoltent, des personnages inoubliables, des textes qui se gravent dans la mémoire, qui font réfléchir et aimer.
    S’il ne fallait lire qu’un roman cette année, ce serait celui-ci.


  • Conseillé par (Libraire)
    4 décembre 2020

    Tiffany McDaniel nous raconte l'histoire de sa propre mère, Betty, jeune fille issue d'un mariage mixte d’un père indien et d’une mère blanche. Elle est la sixième de huit enfants et avant tout "la petite indienne" car la seule à avoir pris les traits de son père.
    Ce roman retrace donc son enfance, meurtrie par la haine, le racisme, les secrets de famille mais magnifiée par la poésie de son père Cherokee.

    Betty est "Le roman Incontournable" de cette rentrée littéraire, puissant, émouvant, poignant et parfois terrible. La philosophie Cherokee qui accompagne ces passages douloureux agit comme une magie et nous ouvre à une nouvelle vision du monde où la nature, les hommes, la mort, la joie, la douleur sont un tout composant la trame de l’existence.

    Source : DECITRE


  • Conseillé par
    24 octobre 2020

    Coup de cœur de la chouette

    Betty, petite indienne métisse, voit le jour au milieu des années 1960, dans l'Ohio, et grandit entre Amérique traditionnelle et magie Cherokee. Partez en voyage dans l'enfance de ce personnage féminin puissant, en vous laissant bercer par la plume de Tiffany McDaniel.


  • Conseillé par (Libraire)
    19 octobre 2020

    Une héroïne inoubliable.

    Betty a hérité de la couleur de peau de ces ancêtres amérindiens. Celle que l'on nomme à juste titre "la petite indienne" relate dix ans de sa vie passée dans l'Ohio entre 1960 et 1970. Fruit d'une mère blanche et d'un père cherokee à la peau brune, c'est au milieu de sa fratrie que Betty va appréhender les vicissitudes de la vie.
    Mais grâce à un père à l'aura exceptionnelle et à la sagesse infinie, elle aura la force et le courage d'affronter les préjugés racistes et les différents malaises familiaux.
    Un incroyable roman, magnifique et bouleversant.
    Immanquable!


  • Conseillé par (Libraire)
    29 septembre 2020

    Chef d'oeuvre

    « Betty » est une petite fille née dans une baignoire dans l’Ohio des années cinquante. Elle nous raconte son enfance de petite indienne au « sang mélé ». Elle est une des plus grandes héroïnes de la littérature contemporaine dans un roman chef d’oeuvre. Inoubliable. Incontournable.

    Comment réduire la souffrance qu’inflige l’univers lorsque l’on a huit ans, que l’on a la peau sombre d’une fille de Cherokee? En allant Au Bout du Monde, ce petit théâtre de bois construit avec les soeurs au bout du jardin. On y refait le monde et on écrit sur de petits bouts de papier les souffrances comme si les enterrer ensuite dans des bocaux de verre rendait les choses vécues plus supportables. Quand on grandit, les mots enfouis s’effacent. Il faut alors reprendre la machine à écrire offerte par le père et redire le mal. Pour l’exorciser. Encore et toujours. C’est ce récit que Betty, devenue adulte nous livre: « raconter une histoire a toujours été une façon de récrire la vérité . Mais parfois, être responsable de la vérité est une façon de se préparer à la dire». La vérité de Betty, c’est celle d’une enfant confrontée au monde des adultes, celle des femmes face à la force incontrôlée des hommes, encore plus forte quand on a « la peau couleur jardin après la pluie »

    La famille est au centre de l’histoire, une famille composée de Leland, l'ainé, puis Fraya sa soeur, Yarrow et Waconda qui moururent très jeunes, Flossie, Betty née en 1954, Trustin et Lint, dernier de la fratrie né en 1957. Des frères et soeurs inoubliables par leur personnalité si diverse qui veulent devenir star à Hollywood, vivre avec des cailloux plein les poches, ou devenir pasteur. Des êtres repoussants comme des êtres émouvants. Dans ce contexte familial, éclaté, éprouvant, on pense évidemment, très vite, à Turtle, l’héroïne inoubliable de Gabriel Talent dans son sublime « My absolute Darling ». Comme Turtle, Betty s’échappe souvent de la réalité insupportable, qui se niche parfois dans son plus proche environnement familial, porteur de nombreux secrets dont on découvre l’ampleur dans les dernières pages, car tout a débuté avec la rencontre de ses parents, bien avant sa naissance. Pour apporter de la lumière à des pages noires, elle va découvrir progressivement son père, lumineux, qui dit pourtant de lui même qu’il est un simple « bouche-trou » mais qui va éclabousser de sa bonté, de son intelligence, de sa poésie, une vie confrontée au racisme, à la pauvreté. La mère de Betty dit de lui: « les seuls nombres que Landon Carpenter a en tête, c’est le nombre d’étoiles, qu’il y’avait dans le ciel la nuit où ses enfants sont nés. (…) je dirais qu’un homme qui a dans la tête des cieux remplis des étoiles de ses enfants est un homme qui mérite leur amour ». Landon a toujours une histoire, une légende pour illuminer le ciel. La nature et ses secrets explique tout, abolit tout, arrange tout. Seule image positive masculine, la parole de Landon se grave également en nous, ses métaphores nous laissent une trace indélébile. Il est probablement le seul être qui aime, sans retenue. Il est inoubliable.

    Des pages terribles décrivent aussi ce qui semble indicible mais que parvient à écrire l’autrice, avec une économie de mots extraordinaire. Les viols, le mépris, la dévalorisation frappent aux portes de notre esprit comme les saisons marquent notre vie. Le roman oscille ainsi en permanence entre la beauté céleste et la violence terrestre.
    On ne résume pas « Betty, » on n’a pas envie de raconter plus l’histoire. Ce texte, inspiré de la vie de la mère de l’autrice, est simplement porté par la puissance des mots: des bocaux brisés, des pierres recouvertes de regards, des demi barres de chocolat, le jaune étouffant, des orages sur des feuilles de papier, une courtepointe devenue arbre généalogique. Tiffany McDaniel dit de son roman: « Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune ». Un éclat de lune qui brille même dans le jour. Même lorsque nous avons les yeux fermés.

    Eric


  • Conseillé par (Libraire)
    26 septembre 2020

    Betty est née d'une mère blanche et d'un père cherokee. Mais de toute sa fratrie, elle est la seule a ressembler à ses ancêtres indiens. Elle va alors vivre une enfance à deux tons : entre la poésie et l'amour de la Nature inculqués par son père et la violence des gens de la ville ou de l'école qu'elle subira au quotidien.

    Mais c'est en grandissant qu'elle comprendra que le Mal n'est parfois pas là où on l'attend. Inquiète de porter des secrets comme de lourds fardeaux, elle découvrira au fil des pages que finalement, tout le monde a quelque chose à cacher..

    Un roman puissant, qui donne la parole aux voix étouffées du monde, qu'elles soient celles des enfants, des femmes, et de tout ceux n'entrent pas dans les cases que la société impose.


  • Conseillé par
    13 septembre 2020

    Conseillé par Fabienne, librairie

    Chère Betty Carpenter, cet été, grâce à Tiffany McDaniel, j’ai fait votre connaissance et depuis je ne cesse de penser à vous, vous la petite indienne moitié blanche moitié Cherokee. Je vous ai connue enfant, adolescente, je vous ai vue grandir et devenir femme. Vous m’avez présenté vos frères, vos sœurs, votre mère, votre père - et entre nous quel homme votre papa ! Avec vous j’ai vécu dans votre maison de l’Ohio et j’ai partagé tous ces secrets que vous enfouissiez dans la terre. Vous m’avez tant donné. Je crois bien que je ne vous oublierai jamais. Chère Betty Carpenter, je vous aime !


  • Conseillé par
    7 septembre 2020

    Cherokee, famille

    Quel roman passionnant ; quels personnages attachants ; quelle famille originale et captivante.

    Je les ai tous aimé (ou presque) :

    Fraya, la soeur aînée, qui compose des chansons, les enregistre ; quand elle part de la maison familiale s’installer dans son appartement au-dessus de son travail, elle écrit chaque soir un Bonne nuit pour ses soeurs qu’elles s’échangent quand elles se revoient ; son secret enterré dans un bocal par Betty
    Flossie, qui rêve de devenir une étoile à Hollywood ; qui croit à la malédiction de la maison familiale
    Trustin qui dessine des orages et qui rêve, comme Betty, d’avoir des ailes
    Lint, qui collectionne les cailloux contre les démons, qui apprend de son père les décoctions pour les remèdes
    La mère, qui s’entoure de jaune dans ses rideaux ; qui raconte son histoire à sa fille Betty qui ira l’enterrer dans un bocal au fond du jardin
    La scène du Bout du monde, au fond du jardin, sous laquelle Betty enterre les bocaux contenant les histoires tragiques de sa mère et de sa soeur Fraya
    Les ballons rouges que l’un des voisins fait s’envoler chaque jour avec à l’intérieur une lettre pour sa femme, décédée
    Le père cherokee qui raconte des histoires à Betty et Lint ; l’une d’elle concerne l’oiseau contenue dans son cœur en verre
    Les 4 éléments omniprésents dans le récit : la terre qui donne les fruits et légumes pour nourrir la famille ; l’air avec Betty et Trustin qui veulent voler ; l’eau avec la rivière qui coule dans le bois de la propriété et dans laquelle les enfants vont sans cesse se baigner ; le feu avec les flammes qui dévorent l’église dans l’incendie provoqué par les sœurs.

    Et puis Betty, bien sûr, qui grandit dans une petite ville de l’Ohio où les enfants de son école se moquent d’elle, la Petite Indienne : ils sont persuadés qu’elle a une queue.

    J’ai aimé les articles du journal local qui relatent les coups de feu que certains habitants entendent à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, pendant des années, sans que personne ne sache d’où ils proviennent.

    Et bien sûr, il y a Leland, l’étrange frère aîné très proche de Fraya, trop.

    J’ai aimé que l’auteure me parle de la nation Cherokee dans laquelle c’étaient les femmes qui cultivaient la terre, les hommes étant chasseurs ; dans laquelle ce sont les femmes qui sont puissantes et prennent les décisions pour le clan.

    Un roman terminé avec des poissons d’eau dans les yeux tant la fin prend aux tripes.

    Une citation :

    « Aucune eau ne connaît le repos ». Je sais maintenant ce que (mon père) voulait dire, parce que les vagues provoquées par sa mort ont perdu de leur force. Mais les eaux ne seront jamais tranquilles. (p.716)

    L’image que je retiendrai :

    Il y en a tellement, comment choisir ?

    https://alexmotamots.fr/betty-tiffany-mcdaniel/


  • 26 août 2020

    Betty, Tiffany McDaniel, Gallmeister

    C'est sur les contreforts des Appalaches à Breathead (Ohio) que grandit Betty entre les années 50 et les années 70. Sixième enfant d'une fratrie de huit, celle que son père appelle avec tendresse "Petite indienne" fait l'apprentissage de la vie dans une Amérique rurale, raciste et machiste qui stigmatise la différence et abîme les filles avant leur maturité. Rude départ dans l'existence pour la gamine qui malgré cela, malgré la pauvreté, les lourds secrets à porter et les accidents qui jalonnent son chemin fait preuve d'une ténacité et d'un formidable appétit de vivre. Cette force, Betty la puise dans la nature, dans les histoires merveilleuses et magiques que son père lui raconte et dans l'écriture, véritable planche de salut.

    Betty est un roman qu'on ne peut pas lâcher, de ceux qui vous font vous coucher tard et ralentir la cadence quelques pages avant la fin. Un récit âpre et terrible autant que tendre et lumineux qui nous accompagne longtemps.


  • Conseillé par (Libraire)
    17 août 2020

    Un roman fort et puissant, l’enfance d’une jeune Cherokee dans un monde qui rejette les gens dont la peau n’est pas blanche. L’autrice essaye au maximum de rester loin des clichés et son roman, haletant, est d’une grande beauté.