'Mots et marées' Premier Salon du livre Carnac Plage 26 et 27 juillet 2014

"Mots et marées" Premier Salon du livre Carnac Plage 26 et 27 juillet 2014

Un bon fils
18,00

C’est l’histoire d’un enfant à la santé fragile, né après guerre et envoyé aussitôt dans un village d’Autriche pour soigner ses poumons. Sous la neige, il chante la gloire de Dieu et baragouine un patois allemand. Chaque soir, sous le regard aimant de sa mère, le chérubin prie le Seigneur pour qu’il provoque la mort de son père. « Rien de plus difficile que d’être père : héros, il écrase de sa gloire ; salaud, de son infamie ; ordinaire, de sa médiocrité » : le père est ici un mari violent et pervers qui bat sa femme et l’humilie, un obsessionnel antisémite et raciste, dont le fils va tout faire pour devenir le contre-modèle (« Je suis sa défaite »). Il sera l’élève de Jankélévitch et de Barthes, le meilleur ami d’Alain Finkielkraut ; classé parmi les « intellectuels juifs » auxquels il s’identifie sans l’être, il aimera des femmes aux racines lointaines, sera un père aimant, un écrivain reconnu. Dans ce récit puissant, véritable « roman des origines »,  Pascal Bruckner raconte sa filiation personnelle et intellectuelle, nous offrant ainsi le sésame de son oeuvre entière.
De la neige des premières pages aux ordures parmi lesquelles son père finira son existence, de la violence de ses mots à la rage teintée d’amour qu’il lui portera, on retrouve ici le théâtre de la cruauté d’un écrivain, incarné et expliqué par son acteur central, ce nazi pathétique, écolo fanatique, Ogre colérique, Petit mari aux côtés duquel, malgré tout, Pascal restera toujours, en Bon fils. Car derrière le mépris, la rage, ce récit est l’aveu à demi-formulé d’un amour impossible, un Tombeau d’effroi et de pardon.


Une femme simple, roman
16,00

C’est l’histoire d’une géante qui vécut en Bretagne au XIXème siècle. Sa taille et sa force exceptionnelles troublaient ceux qui la côtoyaient. « Passeuse » héroïque, elle transportait dans sa barque, passagers, animaux et marchandises et sauva plusieurs vies de la noyade.
Une femme simple et mystérieuse qui n’a guère livré ses secrets. Ce roman conte ce qu’aurait pu être sa vie. Et sa vérité.


Désirable

Yann QUEFFELEC

Le Cherche Midi

18,50

Quel dépit secret ronge Yolanda Vern ? Quelle haine ou quels remords hantent Nividic, son mari ? Lui, ancien play-boy aux cheveux longs, dessinateur de BD, dresse un bilan bien noir de son parcours. Pas d'enfant, une existence minable au fond d'un village déserté d'Ille-et-Vilaine, une femme caractérielle, un ami qui court après elle, rien ne va plus. Elle, auxiliaire de vie, épouse rabrouée, cherche un remède à la solitude. Le couple se déchire.
Pas d'enfant ?… C'est vite dit.

Un après-midi qu'il traverse en voiture le bois d'Ar Fol, absorbé dans ses pensées douloureuses, une jeune fille en chemise de nuit se jette sous ses roues. Il ralentit, prend la fuite, revient. Personne. Il sort de son véhicule et s'enfonce dans les bois à la recherche de la fille…


Une enquête du commissaire aux morts étranges, Tuez qui vous voulez
22,90

Trois hommes sont retrouvés égorgés et la langue arrachée avant la Noël à Paris. Au même moment, des inconnus veulent ressusciter la fête des Fous, des convulsionnaires se roulent sur le sol des églises et une jeune fille pousse des cris d'oiseau. Mais que vient faire là-dedans le mystérieux chevalier d'Eon, peut-être membre du Secret du roi ? En quelques jours, l'ordre social semble s'inverser et même le moine semble gagné par la folie ambiante.
Le commissaire aux morts étranges, lui, garde la tête froide et mène l'enquête.


Libica / Michel-Ange et la Sibylle, Michel-Ange et la Sibylle

Michel-Ange et la Sibylle

Le Ninèze, Alain

Actes Sud

22,80

Rome, mai 1510. Depuis deux ans, Michel-Ange peint les fresques du plafond de la chapelle Sixtine. Dans le même temps, Raphaël décore les appartements pontificaux au Vatican tandis que l’architecte Bramante rebâtit la basilique Saint-Pierre. Jalousies et rivalités opposent ces créateurs de génie qui travaillent sous la férule du “pape soldat”, Jules II : autoritaire, irascible et belliqueux, celui-ci n’en est pas moins l’amateur d’art éclairé qui a su choisir les plus grands artistes de son temps pour décorer le Vatican. Le jeune Livio, son secrétaire particulier, devient l’enjeu d’un conflit passionnel entre ces hommes. Ami de Michel-Ange, Livio vient presque chaque soir lui lire un manuscrit latin qu’il a découvert dans les ruines du temple de la Sibylle à Tivoli. Dans ce texte, un certain Sphaerus raconte la mission que lui a confiée l’empereur Auguste – retrouver un oracle perdu des Livres sibyllins –, mission qui le conduit à rendre visite aux plus célèbres Sibylles du monde antique, d’abord en Italie et en Grèce, ensuite en Libye, en Syrie et en Turquie.
L’oracle en question a réellement existé, même si l’on ne peut plus aujourd’hui, comme on l’a fait pendant des siècles, en attribuer l’origine aux Sibylles. On le découvrira au fil de la lecture du roman, comme Michel-Ange le découvre en écoutant le récit de Livio. Et l’on comprendra alors ce qui a incité l’artiste à figurer ces prophétesses de l’Antiquité païenne sur la voûte et les murs de la chapelle pontificale.